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Actualité enregistrée par Section Charleville-Mézières, le 21-11-2011

Charleville-Mézières : L'adjointe au maire Maryse FLORES va-t-elle enlever le pain de la bouche à une douzaine d'animateurs ?

Le 9 septembre dernier, interrogée sur l'absence de dialogue social à la ville de Charleville-Mézières, la maire Claudine LEDOUX bottait en touche et essayait, en trois phrases, de donner la meilleure image possible de sa municipalité.

Elle déclarait notamment :

"Les nominations sont réalisées sur le seul critère qui vaille : la compétence. On ne modifiera pas cette ligne de conduite"

On aimerait que cette déclaration soit aussi vraie que le petit coup de menton qu'elle contient.

Il est justement un dossier d'actualité où la maire Claudine LEDOUX va pouvoir faire la démonstration de ce qu'elle prétend : celui de la stagiairisation (en cours) d'une douzaine d'animateurs contractuels. La stagiairisation c'est le passage d'un agent sous contrat à durée déterminée vers le statut de fonctionnaire. Inutile donc de dire combien cette stagiairisation doit être faite avec justice entre les contractuels et avec attention pour la collectivité.

En 2008, un accord en Comité Technique était intervenu entre les élus-employeurs et les représentants du personnel, pour introduire des règles dans cette affaire.

Il était convenu que désormais seraient "stagiairisés" les agents sous contrat à qui le service aurait confié un nombre d'heures suffisant de travail l'année précédente, en raison précisément de leurs compétences : qualifications, savoir-faire, disponibilité.

Cet accord a été appliqué deux années de suite, sans problème particulier.

Mais pour 2011, la maire-adjointe en charge politiquement du secteur, Mme Maryse FLORES, s'est mis en tête de privilégier... l'ancienneté pure ! Rien que l'ancienneté d'arrivée à la ville. Sans tenir compte des conditions d'attribution des heures de travail faites selon la qualification détenue (BAFA), l'observation de la manière de servir, et l'organisation du travail par site (c'est-à-dire selon l'école d'affectation)

Prêtant avec bienveillance l'oreille à des ragots mettant en avant des préférences "amicales" des animateurs chefs qui attribuent les heures de travail aux agents sous contrat, Mme FLORES n'a pas cherché (alors qu'elle est la maire-adjointe du secteur, rappelons-le) à vérifier ni à faire vérifier si ces ragots étaient fondés.

Nous en déduisons que ces ragots lui servent donc de prétexte pour remettre en cause la stagiairisation en cours et pour abandonner l'accord intervenu en 2008.

Que cherche donc Mme FLORES ?

A enlever le pain de la bouche à une douzaine d'animateurs contractuels à qui le service a confié des heures de travail depuis au moins la deuxième, voire la troisième année consécutive ?

Pour donner ces heures de travail -et la sécurité de l'emploi- à douze autres animateurs contractuels ? (à qui le service n'a pas jugé opportun ou judicieux de donner des heures, ou qui les ont refusé les années précédentes et ont maintenant changé d'avis).

Mme FLORES veut choisir elle-même ceux qui vont être "stagiairisés". 

Mais sur quel critère ? Uniquement celui de l'ancienneté ? Ou selon un autre critère que nous n'arrivons pas à identifier vu le silence de Mme FLORES sur cette affaire.

Notre syndicat s'est ému des ragots auxquels Mme FLORES donne un si grand crédit. Nous nous sommes donc déplacés pour discuter avec les animateurs, puis avec les animateurs chefs. Nous nous sommes montrés fermes sur la condamnation d'éventuelles préférences personnelles dans l'attribution des heures de travail. Puis nous avons voulu évoquer au cas par cas les motifs d'attribution des heures aux animateurs concernés (pour ceux que nous avions identifiés). Et au cas par cas, nous avons pu constater qu'existaient des explications de service pour l'attribution des heures.

Nous attendons donc que Mme FLORES donne les preuves qu'elle détiendrait qui feraient que ces accusations ne soient pas que des ragots mis en oeuvre par un ou deux animateurs contractuels qui ne donnent pas satisfaction et qui ne se voient pas attribuer d'heures par le service. Ou d'animateurs contractuels qui connaissent Mme FLORES.

Du coup, on passerait d'une soi-disant préférence personnelle des animateurs-chefs à une hypothétique préférence personnelle de la maire-adjointe. Ce qui ne serait pas mieux.

Il est clair que ce ne sont pas les règles de stagiairisation intervenues depuis 2008 (sur la compétence) qu'il faut remettre en cause.

Sur le critère de recrutement, Mme FLORES devrait aussi accorder ses violons avec les déclarations publiques de la maire.

La maire Claudine LEDOUX prétend que le seul critère de recrutement et de promotion c'est la compétence.

sa maire-adjointe Maryse FLORES réclame des recrutements à l'ancienneté.

Cela fait désordre.

Une douzaine d'agents sous contrat qui font déjà les heures de travail depuis plusieurs années sont donc suspendus à la décision...

La maire va-t-elle leur enlever le pain de la bouche à la demande de Mme FLORES pour donner ces heures à d'autres ?

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