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SDU-08
Syndicat Démocratique Unitaire des Services Publics des Ardennes |
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Actualité enregistrée par Section du Conseil Général, le 11-02-2011 Conseil Général : Exclu.... le personnel d'entretien patiente.La section SDU écrit au Président du Conseil général à propos de l'exclusion de quarante femmes de ménage du bénéfice des tickets-restaurants : Monsieur le Président, Les priorités de novembre et décembre furent accaparées par la réforme de la DISA, avec d'ailleurs des surprises qui font surface aujourd'hui, objets d'une rencontre la semaine prochaine dans un CMS. Nous profitons de ce "redoux syndical" pour se pencher à nouveau sur le dossier sans fin...heureuse...des tickets-restaurant, qui est né il y a plus de dix ans et a traversé les mandatures successives des différents Présidents sans qu'à aucun moment, un de ceux-ci ne fasse acte de mansuétude. Nous souhaiterions vous en rappeler le contexte, l'historique de notre revendication, le poids essentiel de votre rôle dans ce dossier en tant que sénateur mais surtout sous la csquette de Président de Conseil Général des Ardennes, le désir du personnel de ménage d'être enfin entendu. Quand en 2005 le nouveau Directeur Général des Services Départementaux souhaita recevoir les organisations syndicales individuellement pour établir les premiers contacts avec les représentants du personnel, l'unique mais substantielle doléance de SDU 08 fut : " le souhait de voir enfin reconnu le métiers des personnels de ménage et d'ainsi les hisser à l'égal des autres agents, bénéficiant des titularisations et des tickets-restaurant." Aujourd'hui cette revendication paraît bien désuète mais comment ne pas se rappeler qu'avant 2005, ces agents percevaient des salaires à 3 chiffres; ne profitant alors pas d'un statut à la hauteur de leurs tâches; sans perspective de carrière évolutive; pas même adoucit par le bénéfice des titres-repas. Le précepte premier de notre Directeur Général des Services à son arrivée était semble t-il l'équité, qui l'habitait et le guiderait durant ses fonctions. De ce fait, concernant les tickets-restaurant, Monsieur GUILLAUMIN affirma s'en remettre aux textes et assouplir leurs diffusions si la réglementation le permettait . Plus lacunaire sur la titularisation ds femmes de ménage, la réponse fut sans appel : " accordée ! " A ce jour, ce personnel est désormais reconnu, mieux rétribué, et titularisé, sortant notre collectivité de la situation illégale qu'elle avait instaurée, ce en quoi Monsieur GUILLAUMIN fut vigilant. Les années ont passé, les illusions aussi, car différentes actions ont tenté de vous rappeler qu'une partie de votre personnel, pourtant pas avare d'efforts quant à la pénibilité et aux horaires décalés n'est toujours pas attributaire des titres repas. Notre syndicat SDU 08 vous a écrit en mars 2009 synthétisant un ensemble de textes ouvrant et élargissant l'attribution des tickets-restaurant à l'ensemble des personnels d'une collectivité. Un groupe de travail dès juin 2009 intervint pour s'essayer à résoudre cette inégalité flagrante de traitement. Votre réponse en septembre 2009 fut d'exclure encore plus inexorablement le personnel de ménage en instituant d'autorité une restriction en des termes qui ne figurent dans aucun texte : " une pause d'une durée maximale de 2H30 intégrant l'horaire de 12H30 est requise " On peut dire que quand vous ne voulez pas... vous ne voulez pas!!! Mais tout irait mieux en le disant, pas en brandissant comme paravent un ersatz de note de service. Votre choix serait donc que la même iniquité précédemment dénoncée touche toujours les mêmes agents qui sont pourtant présents lors du repas du soir sur leurs lieux de travail. Vous constaterez que nous employons le conditionnel car votre intention nous est inconnue, nous accordons ainsi notre confiance au législateur prompt à l'application de la loi. Car, en octobre 2010, nous avons remis un tract à votre Direction des Ressources Humaines et assuré son affichage sur les sites départementaux. Lors de cet affichage, nous avons pu constater combien l'ensemble de votre personnel est unanime à ressentir cette revendication comme légitime et inéluctable. Pour rappel, ce tract énonce une particularité de la loi SAPIN de 2003 : " les avantages sociaux devant être accordés sans considération de l'emploi occupé, du grade ou de la manière de servir, les titres-restaurant devront être proposés à l'ensemble des agents d'une collectivité." Plus clair serait transparent ! Monsieur le Président, votre Directeur Général des Services a atténué une indéniable injustice inscrite au passif de votre administration en titularisant le personnel de ménage. Mais l'entièreté de ce passif n'est pas pour autant apurée. Nous en appelons au législateur, sensible à l'esprit des lois, pour donner toutes libertés à votre administration afin d'appliquer les textes d'ouverture et d'élargissement de l'attribution des titres-restaurant. Par la même occurrence, toutes latitudes vous est concédées pour ne point opposer à cette avancée sociale pour votre personnel, un réglement intérieur contraire à l'attente légitime de vos agents et qu'aucun texte n'impose. Nous en appelons au gestionnaire du département, comptable de l'action sociale envers les ardennais. Face aux 142 millions d'euros que votre administration alloue annuellement, que pèsent 28 800 euros pour 40 agents? 3 euros par jours, pour 20 jours, pour 40 agents, font 2 400 euros par mois...la moitié du coût d'un attaché territorial...pour réparer une injustice!!! En qualité d'acteur principal de l'aide sociale du département, vous ne pouvez pas ignorer que le faible pouvoir d'achat de vos administrés concerne également certains de vos agents...qui pourtant se lèvent à 4H00 du matin. Vous ne pouvez pas n'assurer l'exclusivité de cette aide que dans le volet social. Ce serait méconnaitre votre rôle d'employeur qui se doit de garantir le bien-être au travail de ses employés...tous métiers confondus. Ce serait ne pas considérer comme légitime cette revendication d'agents, qui eux pourtant vous assurent chaque jours un "bien-vivre" dans des locaux propres. Votre Directeur Général des Services Départementaux, Monsieur GUILLAUMIN a fait le principal du chemin en 2005, par ce courrier nous vous en présentons l'horizon, nous nous en remettons à vous pour l'atteindre. Monsieur le Président, c'est en leurs noms que nous vous demandons dans une parfaite égalité de traitement et de par une juste équité, de voir prochainement ces personnels bénéficier enfin des tickets-restaurant. Dans l'attente de vous lire, veuillez accepter Monsieur le Président l'expression de mes considérations distinguées. Syndicat sdu 08 |